L’odorat est un sens souvent oublié, mais pourtant très puissant : notre nez est capable de détecter des milliers de molécules différentes dans l’air. Relié aux zones cérébrales de la mémoire et des émotions, il permet de créer des expériences marquantes.
Sentir pour explorer
Les humains ont deux façons de détecter les odeurs :
- Une détection passive : on perçoit les odeurs sans les chercher, lorsqu’on respire l’air qui nous entoure
- Une exploration active : on respire profondément pour sentir un objet ou une substance précise
Ces deux façons de détecter les odeurs peuvent être intéressantes pour la médiation scientifique. La détection passive servira plutôt pour des odeurs fortes (soufre, plastique brûlé…) et l’exploration active pour des odeurs plus subtiles (fleurs, parfums…)
Du nez au cerveau
Le système olfactif est composé de neurones récepteurs olfactifs (ou cellules olfactives) situés dans la muqueuse nasale, aussi appelé épithélium olfactif. Chez l’humain, il existe environ 350 types de récepteurs différents, chacun pouvant reconnaître plusieurs molécules odorantes. Transportées par l’air inspiré, ces molécules sont piégées par le mucus avant d’être détectées par les neurones olfactifs. Cette interaction déclenche l’envoi d’un signal nerveux vers le bulbe olfactif, puis vers le cortex olfactif primaire du cerveau, où l’odeur est finalement analysée et identifiée.

Odorat et cognition
Bien que le cortex olfactif primaire soit spécialisée pour le traitement des odeurs, elle est connectée avec d’autres régions comme l’hippocampe (lié à la mémoire) ou l’hypothalamus (lié aux émotions).
Elle relie perception et cognition, expliquant pourquoi une odeur peut éveiller souvenirs et émotions mais également aider à l’apprentissage.
Pourquoi l’odorat est utile en médiation scientifique
L’odorat est un donc levier puissant pour :
- Créer des expériences immersives
- Faciliter la mémorisation
- Illustrer des phénomènes abstraits (chimie, biologie, écologie)
- Sensibiliser aux enjeux environnementaux et sanitaires
Pour en apprendre plus sur l’odorat en médiation : Des odeurs pour raconter la science
Sources principales
- Pinto J. M. (2011). Olfaction. Proceedings of the American Thoracic Society, 8(1), 46–52.
- Beiersdorfer, A., Rothermel, M., & Lohr, C. (2024). Human olfaction: odour coding and cross-modal concept representation in single olfactory cortex neurons. Signal transduction and targeted therapy, 9(1), 333.


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